26.06.2026

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Monsieur Tamm, quel est exactement le rôle du nerf vague, et pourquoi est-il notre principal « gestionnaire du stress » ?
Le nerf vague s'étend du tronc cérébral jusqu'à la cage thoracique et à la cavité abdominale. Il fait partie de notre système nerveux végétatif et contrôle notre capacité à nous détendre, c'est-à-dire à passer du mode actif au mode repos. Cela revêt une importance particulière pour la régénération et la guérison, ainsi que pour la communication sociale. Il régule les fonctions corporelles inconscientes et joue un rôle déterminant dans le sentiment de sécurité et de bien-être. Dans le cadre de la thérapie, nous le considérons comme un élément central de la régulation, dont le rôle va bien au-delà de la simple relaxation.

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Comment la thérapie craniosacrale permet-elle de rééquilibrer un système surexcité ?
Comme toutes les méthodes de la thérapie complémentaire, la thérapie craniosacrale aborde les troubles dans une perspective holistique. La synchronisation des rythmes corporels permet de rétablir l'équilibre du système. Le toucher, la relaxation et la conscience de soi sont ici les éléments clés. Les clients ressentent généralement un changement lorsqu'ils s'enfoncent dans un calme réparateur. Ils peuvent alors prendre davantage conscience de leur corps, percevoir de la chaleur et, sous la conduite d'un praticien compétent, découvrir de nouvelles ressources ou réactiver des forces déjà présentes.
« Le nerf vague régule les fonctions corporelles inconscientes et joue un rôle essentiel dans le sentiment de bien-être et de sécurité. »
Pourquoi « vouloir simplement se détendre » ne suffit-il souvent pas ?
Les troubles persistants et les traumatismes anciens s'enfoncent souvent dans les profondeurs de l'inconscient. Ils ne sont plus accessibles au « niveau de la pensée » proprement dit. La thérapie craniosacrale permet d’accéder à ce que l’on appelle les « souvenirs cellulaires » par le biais du niveau physique et d’une prise de conscience de soi guidée. Pendant le traitement, le rythme cérébral passe à un état de relaxation profonde, similaire à celui du sommeil. Dans cet état, le potentiel d’autorégulation est particulièrement élevé. C’est là que le nerf vague, qui fait partie du système nerveux parasympathique, agit directement sur la régénération.
Pourriez-vous nous donner un exemple tiré de votre expérience professionnelle ?
Une patiente de 72 ans est venue me consulter pour divers troubles : douleurs chroniques dans les jambes et le bas-ventre, tachycardie et crises de panique. Bien que les examens médicaux n’aient révélé aucune anomalie organique, son système nerveux se trouvait dans un état de surmenage permanent depuis une opération de la vésicule biliaire subie il y a 20 ans. « Est-ce que tout cela n’est qu’imagination ? », m’a-t-elle demandé, désespérée. Je lui ai expliqué le rôle central du nerf vague. Au cours de la séance qui a suivi, elle a fait l’expérience d’un état de relaxation profonde et d’une conscience de soi à un tout autre niveau. Grâce à des techniques de respiration simples à pratiquer chez elle, elle a retrouvé confiance en son propre corps. Son bilan à l’issue de la thérapie : « Je ne me sens plus aussi démunie. »

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Y a-t-il des signes avant-coureurs qui justifient un traitement du nerf vague ?
Le corps signale les déséquilibres par de la fatigue, des troubles du sommeil ou des douleurs chroniques. Lorsque le nerf vague est physiquement comprimé par des tensions ou des blocages (par exemple à la suite d’accidents), il ne peut pas fonctionner de manière optimale. Dans ce cas, la stimulation nerveuse n’a aucun intérêt. En tant que thérapeutes craniosacraux, nous commençons par rééquilibrer les structures du système craniosacral. Ce n’est qu’une fois ces blocages physiques levés que le nerf vague peut à nouveau exercer pleinement sa fonction régulatrice. Troubles du sommeil ou douleurs chroniques.
Que conseillez-vous aux personnes qui doutent de l'efficacité d'une méthode aussi douce ?
La recherche le confirme : notre cerveau conserve tout au long de la vie la capacité de s'adapter aux expériences et de créer de nouvelles connexions. Cette neuroplasticité nous permet, même à un âge avancé, d'apprendre de nouvelles stratégies d'adaptation et d'améliorer notre capacité d'apprentissage. Si nous percevons un traitement comme utile et agréable, cela agit comme un « engrais » pour le cerveau et favorise un changement durable.
À une époque qui prône les solutions rapides, une véritable autorégulation prend toutefois du temps. Faire une pause en pleine conscience et faire confiance à sa propre capacité de régénération sont les premières étapes que nous accompagnons grâce à la thérapie craniosacrale. Nous soutenons ce processus en douceur, sans rien forcer – car, comme on le sait, l'herbe ne pousse pas plus vite quand on tire dessus.
« Le nerf vague relie notre raison à notre intuition et nous permet de retrouver sereinement le calme après une période de stress. »

Der Vagusnerv sendet Informationen von den Organen zurück zum Hirnstamm.
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Le nerf vague – Notre nerf « errant »
Le nerf vague est le dixième nerf crânien et le principal antagoniste de notre système de stress. Son nom vient du latin « vagus », qui signifie « errant » ou « vagabond » – et ce, pour une bonne raison :
Wolfgang Tamm est médecin spécialiste en orthopédie et traumatologie. Depuis 2017, il occupe le poste de médecin-chef en orthopédie intégrale à la Tellklinik AG à Ibach (SZ) et exerce dans son propre cabinet privé à Schwyz. Il est également thérapeute craniosacral et intervient depuis de nombreuses années à la Cranioschule sur des thèmes liés au système nerveux.

Auteure: Cranio Suisse, association professionnelle de thérapie craniosacrale Cranio Suisse®, www.craniosuisse.ch
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